Le troisième Congrès panafricain se tient en novembre et décembre 1923 et aboutit à l'adoption de résolutions similaires aux deux premières conférences, notamment sur «le développement de l'Afrique pour les Africains et pas seulement pour le profit des Européens», l'importance de l’autodétermination et la nécessité de mettre fin au lynchage aux États-Unis. Contrairement aux deux premières conférences, la troisième n'est pas aussi bien organisée, et souffre de combats internes (notamment entre les participants francophones et anglophones) et d’un manque de ressources et de participants. Ainsi, Diagne du Sénégal et Candace de Guadeloupe, qui insistaient sur la nécessité de se développer au sein du colonialisme, se distancent du mouvement PAC, qui se va de plus en plus vers l'autonomie et la séparation des puissances coloniales européennes.
